Santé

Quelle espérance de vie après un AVC ?

D’après une étude menée par le Professeur Peter Rothwell de l’université d’Oxford, 60% des victimes d’un accident vasculaire cérébral ou AVC ont une qualité de vie modifiée et dégradée au cours des cinq années suivant l’accident. Des séquelles persistent et certaines personnes perdent la vie. Dans le présent article, vous saurez à peu près quelle sera l’espérance de vie d’une personne après un AVC ?

Qu’est-ce que l’AVC ?

On entend par AVC ou accident vasculaire cérébral, la lésion du cerveau causée par l’interruption de la circulation sanguine vers ou dans le cerveau. Cette circulation s’arrête à cause d’un vaisseau sanguin bouché ou rompu. Lorsque l’accident vasculaire cérébral est dû à un vaisseau sanguin bouché, on parle d’AVC ischémique. C’est le cas le plus fréquent que l’on puisse observer. Si le vaisseau sanguin rompu en est la cause, il s’agit d’un AVC hémorragique.

Il est important de savoir que l’absence de l’apport de sang vers ou dans le cerveau entraîne la mort de beaucoup de cellules cérébrales qui sont privées d’oxygène.

Quelques symptômes à connaître

Certains symptômes de l’AVC se font facilement reconnaître et ne sont pas à négliger. Une personne menacée par un accident vasculaire cérébral souffre généralement des troubles de la marche, de la vision, de la compréhension et de la parole. On peut aussi observer l’engourdissement, la faiblesse musculaire ou la paralysie d’une ou certaines parties du corps comme le visage ou les membres supérieurs et/ou inférieurs.

Quelle espérance de vie après un AVC ?

Un accident vasculaire cérébral est considéré comme une urgence médicale. Plus il est diagnostiqué et traité à temps, plus les dégâts sont réduits. Le traitement se fait souvent avec des médicaments comme le t-PA ou thrombolytique. Ce genre de médicament aide à minimiser les lésions cérébrales graves. Il existe aussi d’autres médicaments utilisés pour prévenir les AVC.

L’espérance de vie après un AVC varie d’une personne à une autre et d’un cas à un autre. D’après les recherches effectuées dans différents pays et auprès de nombreux patients, les personnes ayant survécu à un accident vasculaire cérébral et qui étaient indépendantes en ce qui concerne les tâches de la vie de tous les jours, peuvent vivre jusqu’à 10 ans après. Quant aux personnes dépendantes, la survie médiane serait de 6 ans.

Une autre étude a également montré les statistiques suivantes. 57% des patients âgés de moins de 50 ans ont la chance de vivre plus de cinq ans après l’AVC contre 9% pour les patients âgés de plus de 70 ans.

De ces statistiques, nous pouvons dire que l’espérance de vie après un AVC dépend de certains facteurs à ne pas négliger. La récupération après un AVC varie d’une personne à une autre et d’un cas à un autre. D’où une variabilité élevée pour ce qui en est du résultat.

Les facteurs influant l’espérance de vie après un AVC

Certains facteurs influent l’espérance de vie des patients ayant survécu à un AVC. A savoir l’âge du patient, le traitement à temps de l’AVC, la taille de l’AVC et la rééducation.

1. L’âge et les habitudes du patient

Comme il a été vu précédemment, l’âge du patient affecte le pronostic de récupération et l’espérance de survie après l’AVC. Les plus jeunes ayant survécu à un accident vasculaire cérébral ont un taux de survie plus élevé que les plus âgés.

Heureusement que l’âge n’est pas le seul facteur qui influe la récupération et l’espérance de vie après une attaque cérébrale. Il y a aussi les habitudes du patient concerné pendant son traitement. Plus celui-ci s’efforce à être indépendant, plus l’espérance de vie augmente. Mais plus il est dépendant des autres, la récupération est limitée et le risque d’invalidité entrainant la mort augmente.

2. Le traitement à temps

Le traitement d’urgence de l’AVC joue un rôle très important dans le rétablissement et l’augmentation de l’espérance de vie après le traitement. Si les personnes atteintes d’un AVC reçoivent un traitement adéquat dans les trois heures qui suivent l’attaque, le risque d’handicap est faible trois mois après l’AVC par rapport à ceux qui reçoivent un soin tardif. Il est essentiel de savoir que plus tôt le flux sanguin allant au cerveau est rétabli rapidement, il y aura moins de lésions cérébrales.

Avec l’avancée de la technologie, il est plus facile de diagnostiquer un AVC. De ce fait, le traitement peut commencer dans les plus brefs délais, ce qui permet la réduction du taux de mortalité causé par cet accident.

3. La taille de l’AVC

La taille de l’accident vasculaire cérébral est un des facteurs influant la récupération et l’espérance de vie après une attaque. Il a été prouvé que les patients victimes d’un AVC léger réussissent plus que ceux qui ont eu un AVC massif. Les séquelles sont graves avec l’accident vasculaire cérébral massif.

On entend par AVC léger, une forme légère d’AVC, généralement engendrée par l’interruption temporaire du débit sanguin vers ou dans une petite partie du cerveau. C’est l’accident ischémique transitoire ou AIT. Ses symptômes ne durent qu’une heure au maximum.

Toute autre forme d’AVC à part l’AIT est considérée comme AVC massif.

4. La rééducation

Les études montrent que la plupart des patients qui ont suivi une structure spécialisée de rééducation ont une forte chance de récupération et de survie plus élevée. La rééducation post AVC est indispensable du fait qu’elle a pour rôle de stimuler la plasticité cérébrale. Elle aide également dans la prévention et le traitement des différentes complications engendrées par l’attaque. La neuroplasticité est considérée comme la clé principale de la récupération post AVC.

Pour être efficace, la rééducation doit s’effectuer de manière précoce et pratiquée intensivement. Cependant, elle ne doit pas se faire n’importe comment et par n’importe qui mais implique un travail d’une équipe spécialisée dans le domaine. La rééducation peut se faire à domicile mais au mieux dans un centre de médecine physique et de réadaptation.

La rééducation post AVC commence généralement 24 à 48 heures après l’accident. Elle débute en fonction de l’état du patient. Quant à la récupération, la plus rapide se fait remarquer dans les trois premiers mois suivant l’attaque. Pour continuer à se rétablir, les patients sont encouragés à continuer leur rééducation respective.

Tous ces éléments comptent pour la récupération et pour ce qui en est de l’espérance de vie après un AVC mais le moral joue aussi un grand rôle. Plus le patient est optimiste, plus sa chance de réussite est grande.

Dans tous les cas, ce qui est l’idéal, c’est carrément d’anticiper et de faire en sorte d’éviter d’avoir un AVC. Entre autres solutions, manger correctement, faire du sport régulièrement, éviter de fumer, etc.

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